Les muses...

Publié le par sarang

Les Muses.

 

 

Ce sont les filles de Zeus et de Mnémosyne , la déesse de la mémoire et du souvenir.

 

 Mnémosyne avec ses filles, les Muses, dont elle conduit le choeur, préside à la fonction poétique. Pour les Grecs, en effet, sans intervention divine, nul ne peut être poète, la poésie constituant une des formes de la possession et du délire divins. Inspiré donc par la divinité, le poète (comme le devin) découvre, dans une sorte de révélation, les réalités qui échappent au regard du commun des mortels,  réalités qui concernent le passé et l'avenir.

 

En fait, le poète, par la mémoire, se transporte presque uniquement vers les événements anciens (le devin se projette plutôt vers l'avenir) auxquels il assiste pour ainsi dire de l'intérieur. Il y a là comme une sorte de "devoir de mémoire", un message sacré dans cette recherche des origines : les Muses et leur mère chantent le monde en commençant par le commencement  : apparition du monde, genèse des dieux, naissance de l'humanité...). Le passé ainsi dévoilé est la source du présent et aide à découvrir la réalité primordiale qui permet de comprendre le monde et son devenir dans son ensemble.

 

 Les Muses sont au nombre de neuf  et charment le monde de leurs chants. Elles sont source de bonheur et de sagesse.Nous citerons les Muses dans l'ordre adopté par Hésiode

 

  •  Clio ; son nom est à rattacher au nom grec kléos, le renom, la gloire. D'abord muse de l'épopée, elle est devenue celle de l'histoire, qui immortalise la gloire des grands hommes.

 

  • Euterpe, dont le nom signifie "qui réjouit, qui charme"  est la muse de la musique et du chant.

 

  • Thalie dont le nom vient d'une racine grecque signifiant "pousser abondamment, croître", idée associée également à celle de fête, joie, etc. C'est la muse de la comédie. Primitivement elle était la muse de la poésie pastorale. 

 

  •  Melpomène, "la chanteuse", d'abord muse du chant puis de la tragédie (ou de toute poésie grave et sérieuse).

 

  

  •  Terpsichore, dont le nom signifie "qui aime la danse (et les chants)" ; on retrouve dans son nom la même racine (verbe terpô, charmer) que dans le nom de sa soeur Euterpe.(Platon, Phèdre).

  

  •  Érato porte en son nom la racine du verbe grec signifiant "aimer" (erann) ; elle est la patronne de l'élégie amoureuse et se trouve donc en harmonie avec le mois voué à Vénus, le mois d'avril (Ovide, Fastes et Platon, Phèdre).

 

 

  • Polymnie (ou Polhymnie), dont le nom signifie l'abondante variété des rythmes" (Ovide, Fastes).

  

  • Uranie, dont le nom est clairement issu de Ouranos (l'univers) est considérée comme la muse de l'astronomie (Ovide, Fastes).

  

  •  La première née s'appelle Calliope dont le nom signifie "à la belle voix" ; c'est la muse de la poésie épique et de l'éloquence  .La tradition en fait la mère du poète Orphée.

 

 On vit même apparaître une "dixième muse", désignant toute femme qui cultive avec succès la poésie (c'est ainsi que les Anciens désignaient la poétesse Sapho).

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Publié dans Mythe et Mythologie

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P
Bonjour Sarang!! J'ai trouvé ce petit texte sur les muses superbe, pour etre franc je ne connaissais pas leurs noms et encore moins d'ou ils provenaient, je me suis cultivé, et c'est grace à toi!!! Bravo!!! Et le texte est très bien présenté et attrayant!! A bientôt!
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